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FAQ

Q’est ce que la chimie du végétal ?

C’est une chimie dans laquelle les plantes (la biomasse) remplacent les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour fabriquer des produits chimiques. Elle prend tout son intérêt dans un contexte mondial dominé par des défis majeurs au niveau planétaire :

  • Économiser les ressources fossiles.
  • Participer efficacement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
  • Offrir à l’industrie chimique l’opportunité de développer des procédés plus respectueux de l’environnement et souvent moins coûteux (contexte REACH).
  • Offrir un débouché supplémentaire aux grandes cultures et une opportunité de développement agricole.
  • Proposer des opportunités d’innovation avec des produits complètement nouveaux, grâce notamment à la biotechnologie industrielle.

Qu’est ce que l’agro-industrie ?

L’agro-industrie se distingue de l’industrie agro alimentaire par l’utilisation et la transformation de ressources agricoles (céréales, plantes, bois, etc.) en des produits d’usage alimentaire mais aussi non alimentaire.

Un exemple très parlant est celui des amidonniers, qui à partir de maïs, de pomme de terre ou encore de blé, produisent de l’amidon pour des applications alimentaires mais aussi industrielles (emballages, cosmétiques, adhésifs, chimie, etc.)

Qu’est ce qu’une bioraffinerie ?

A l’image d’une raffinerie pétrolière, il s’agit d’une unité de transformation d’une matière première en un ensemble de produits alimentaires (alimentation humaine et animale) et non alimentaires (chimie, énergie).

La bioraffinerie est donc une unité qui valorise l’ensemble d’une matière première végétale (plante entière) pour répondre à des besoins industriels variés. L’ensemble de la plante est utilisé dans des applications alimentaires ou industrielles, y compris les éventuels coproduits qui servent à assurer la consommation énergétique du site.

Ainsi, ce concept répond à un double impératif économique et environnemental.

Quelles sont les différences entre la chimie du végétal et la chimie verte?

La chimie verte est un terme générique, qui désigne une chimie s’inscrivant dans une démarche de développement durable. Elle repose sur douze principes qui visent à réduire ou éliminer les substances dangereuses et/ou toxiques dans la production et l’utilisation de produits chimiques, mais aussi à l’optimisation des procédés existants (valorisation des déchets, économie d’atomes, d’énergie, de temps…).

La chimie du végétal est l’un des 12 principes de la chimie verte. Elle repose sur l’utilisation de ressources végétales en remplacement des ressources fossiles pour la fabrication de produits chimiques. La biotechnologie industrielle, outil de la chimie du végétal, concourt également à ce progrès puisqu’elle permet d’avoir des procédés plus courts et plus sélectifs.

La chimie du végétal est donc un élément essentiel de la chimie verte.

Quel intérêt a la chimie traditionnelle à soutenir la chimie du végétal ?

Son intérêt est évident puisque la chimie du végétal représente l’opportunité d’être moins dépendante des matières premières fossiles que la France importe en grande partie, de développer de nouveaux produits et marchés et de tenir les engagements du Grenelle de l’environnement.

Comment se situe la France par rapport aux autres pays européens en termes d’utilisation des ressources végétales pour la chimie ?

La France et l’Allemagne sont les deux principales puissances agricoles et chimiques européennes. Nous jouons donc, avec nos voisins d’outre-Rhin, un rôle moteur dans le développement de la chimie du végétal en Europe.

Les consommateurs sont-ils concernés par la chimie du végétal ?

Les consommateurs le sont déjà puisque la chimie du végétal est présente dans de nombreux produits de consommation ou d’usage courant. Les cosmétiques et les détergents pour ne citer que les plus usuels mais aussi dans les articles de sport et l’automobile.

Par ailleurs la chimie du végétal en faisant appel à des matières premières d’origine végétale réduit la part des composés chimiques d’origine fossile (pétrole, gaz et charbon) dans ces produits et donc l’empreinte carbone de ceux-ci produits.